1. 1. Les limites des techniques de la C.A.O classique

    Le logiciel C.A.O matérialise un algorithme déterministe bien précis suivi depuis les données du problème jusqu’à la solution. L’approche algorithme n’intègre pas l’expérience acquise au préalable par le concepteur et donc ne peut pas être suivi par les programmes classiques de C.A.O.

    • Des problèmes comme la conception de prototypes élaborés tels que les moteurs électriques, l’appareillage complexe et les transformateurs ne peuvent pas être traités dans toute leur globalité par des programmes de C.A.O car l’algorithmique ne peut pas prendre en compte ce niveau de complexité. Car cela conduirait à des programmes irréalisables.
    • Un autre problème théorique important que pose la C.A.O est la détermination de la validité des algorithmes.

    Offre de données  Résultats ? Correctes ou non ??

    Erreur de données  Résultats erronés  Vérifications ?? Comment ?

    Pour traiter ce problème d’analyse de la validité des données, l’approche algorithmique est souvent impuissante.

    • Il existe aussi quelques déficiences de la C.A.O :

    v  Les logiciels existants sont très disparates sur le plan informatique.

    v  Apparition d’incompatibilité rédhibitoire en cas de regroupement de plusieurs logiciels.

    v  Problème d’évolution du logiciel  Génération Assistée de systèmes surmontent cette difficulté.

    v  L’une des plus grande critique que l’on peut porter aux logiciels C.A.O est de ne pas prendre en considération le savoir faire mis en œuvre. Les programmes dissimulent souvent les modèles utilisés.

    D’autres problèmes sont aussi induits par l’utilisation de la C.A.O :

    v  L’interaction homme – machine ne laisse pas de trace car uniquement le produit fini qui est conservé (toutes les modifications ou erreurs seront perdues et non mémorisées).

    Cette critique est fondamentale pour l’entreprise car si la personne ayant acquis suffisamment d’expérience dans l’utilisation de la C.A.O quitte l’entreprise elle emportera avec elle toute l’expérience qu’elle a acquise sans laisser de trace utilisable.

    1. 2. Les systèmes experts

    La caractéristique fondamentale des Systèmes Experts est de séparer explicitement :

    v  Les données

    v  Le savoir faire

    v  Les techniques de résolution du problème

    Dans un programme classique on trouve la structure suivante :

     

     

     


    Fig. 1 : Un programme Classique

    • Dans un Système Expert, on trouve trois niveaux :

     

     

     

     

     

    Fig. 2 : Un programme Expert

    Dans cette structure on distingue deux ensembles clairement distants :

    • Le Savoir Faire qui matérialise l’ensemble des règles que doit respecter l’objet en cours de conception.
    • La Stratégie Générale de Résolution qui exprime la démarche, la méthode, l’ʺheuristique", qui permet de construire une solution en chaînant de façon adéquate les règles contenues dans la connaissance (le savoir faire).

    La phase de la déclaration de la connaissance

    Cette étape est la première de la résolution d’un problème concret. Les données du problème doivent être décrites.

     

     

     


    Fig. 3 : Phase d’entrée des données pour l’utilisateur

    La fonction génération du savoir faire

    C’est l’étape qui consiste à décrire les règles du savoir faire qui devront être mises en œuvre lors de la résolution d’un problème.

     

     

     

     

     

    Fig. 4 : Phase de génération du savoir-faire

     

     

     

     

     

    Fig. 5 : Phase de résolution du problème

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Fig. 6 : Architecture générale d’un Système Expert

    La caractéristique fondamentale des systèmes experts est de séparer explicitement :

    -Les données

    -Le savoir faire

    -Les techniques de résolution du problème

    Le savoir faire :

    Il est constitué par une base de données qui regroupe l’ensemble des règles qui doit respecter l’objet en cours de conception.

    -contraintes dues à des normes (hauteur d’un arbre, moteur fonct. Puissance, …)

    -contraintes dues à des procédés de fabrication (découpe de tôle/réglage de production)

    -contraintes d’utilisation de matériaux (limite mécanique, limite d’isolation, …)

    -contraintes économiques (conditions d’utilisation, …)

    -loi de comportement (modèle de simulation, …)

    -règles traduisant le savoir faire ou l’expérience du concepteur ou de l’entreprise (abaques statistiques, extrapolation d’appareils de dimensions voisines …)

    Ces règles peuvent êtres consultées, modifiées ou ajoutées sans avoir à modifier des programmes, elles constituent le NOYOU du système C. A. O qui va s’enrichir peu à peu de l’expérience acquise.

    Les moteurs d’inférence :

    La deuxième caractéristique des systèmes experts est de faire appel à des méthodes de résolutions non directement algorithmiques. Un programme démonstrateur de théorème qui met en œuvre les éléments de la logique de base conformément à :

    Si une propriété P est vérifiée et si il existe la règle P implique Q alors la propriété Q est vérifiée. Dans un tel cas la logique du 1er ordre est souvent utilisée comme représentation interne des règles.

    Remarque :

    Le savoir faire n’est généralement pas figé et peut être constamment modifié au cours de la vie du Logiciel.

    *La phase de la déclaration de la connaissance

    Cette étape est la première de la résolution d’un problème concret. Les données du problème doivent être décrites. La personne qui pose le problème à résoudre n’est généralement pas celle qui a fournit le savoir faire. Cette personne est appelée utilisateur et qui est souvent dans le milieu industriel.

     

     

     


    Fig. 3 : Phase d’entrée des données pour l’utilisateur

    La phase de résolution du problème

    C’est l’étape finale, elle est souvent totalement automatique et dans ce cas l’utilisateur n’est pas interrogé.

    Dans cette phase l’organe fondamental : Le moteur d’Inférence, active les règles définies dans le savoir faire et accroît la base de connaissance jusqu'à ce qu’une solution soit trouvée en cas d’échec dans la résolution.

    Une trace explicite des cheminements suivis est souvent éditée et constitue un élément important pour la mémorisation du savoir faire

    Depuis la base des faits originaux (connaissance), on va donc créer des faits nouveaux, impliqués à l’aide des règles du savoir faire.

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